Municipales 2026 : défendre les écoles

Mis à jour le 12.02.26

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Le constat est largement partagé par les personnels du premier degré : locaux vétustes, cantines industrielles, manque de places en périscolaire, ou encore pressions sur les budgets des écoles... Les élections municipales de 2026 sont l'occasion de réaffirmer que le service public ne doit pas payer le prix des restrictions budgétaires.
La FSU-SNUipp s’engage aux côtés du collectif « Nos services publics » pour porter une charte de 14 exigences concrètes.


Pourquoi cela concerne directement les personnels de l’Éducation nationale

Le cadre de vie des élèves et les conditions de travail de PE, AESH et PsyEN dépendent étroitement des choix politiques des communes :

  • le bâti scolaire : la charte revendique des investissements pour des bâtiments publics sains et adaptés aux enjeux écologiques. Combien d’écoles, véritables passoires thermiques, connaissent des étés à 35°C et des températures indignes en hiver ?
  • l’inclusion et l’égalité d’accès : la campagne demande aux mairies de garantir l'accès aux droits « sans condition ». Cela signifie la fin des barrières administratives qui excluent certains enfants de la cantine ou du centre de loisirs.
  • les collègues territoriaux (ATSEM, agent·es d'entretien) : la charte prône la fin de l’externalisation de ces personnels. Cela implique des équipes stables et reconnues au sein de la communauté éducative, plutôt que le recours à des prestataires privés.
  • la restauration scolaire : la campagne défend le respect de l’obligation du bio et du local, à l’instar de ce qui peut se faire dans certaines communes, mais aussi la fin des pénalités financières pour les familles en difficulté.

Un outil de lutte contre l’extrême droite

La plateforme a été pensée comme un filtre d’incompatibilité avec les discours et les logiques de division de l'extrême droite. En exigeant l’inconditionnalité de l’accueil (notamment pour la cantine ou les centres de loisirs), elle s’oppose frontalement à la « préférence nationale » et au tri des usager·es selon leur origine ou leur situation administrative. Pour nous, personnels de l'École, c'est un point non négociable : le service public doit rester le garant de l’égalité républicaine et un espace où chaque enfant, sans exception, est accueilli dignement.

La FSU-SNUipp appelle les personnels à se saisir des outils de la campagne pour interpeller les candidat·es sur l'avenir des écoles, du bâti scolaire à la gratuité de la cantine.