Santé et pensions : le 2 avril dans la rue
Mis à jour le 31.03.26
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La mobilisation paie : le gouvernement a dû reculer sur plusieurs attaques ciblant les personnes retraitées. Mais la menace pèse toujours sur les pensions et le système de santé. Du 30 mars au 4 avril, avec un temps fort le 2 avril, des associations et syndicats de retraité·es appellent à maintenir la pression.
Des reculs arrachés
Face à la colère et aux mobilisations des retraité·es, le pouvoir a été contraint de faire marche arrière sur plusieurs dossiers : l'abattement fiscal de 10 %, l'« année blanche », les franchises médicales, ou encore la question de l'Affection longue durée (ALD). Ce recul démontre bien que le rapport de force fonctionne.
Cependant, la stratégie globale du gouvernement reste la même, à savoir réduire drastiquement les dépenses de la Sécurité sociale. Malgré les reculs arrachés, il refuse toujours d'accorder une véritable revalorisation des pensions de base et complémentaires, dont l'Agirc-Arrco.
La santé et l'autonomie dans le viseur
La santé et l'autonomie sont également dans le viseur du gouvernement, à travers la dernière loi de financement de la Sécurité sociale. L'augmentation des restes à charge frappe de plein fouet la population retraitée.
Sur le terrain, la situation des services publics continue de se dégrader :
- 6 millions de personnes n'ont plus de médecin traitant ;
- 70 % des Ehpad publics et associatifs traversent de grandes difficultés financières ;
- la volonté de marchandisation du secteur de l'autonomie pourrait entraîner l'abandon d'une partie de la population.
Les revendications portées le 2 avril
Pour stopper ce démantèlement des services publics et exiger des réponses claires, six organisations syndicales et associatives (dont la FSU) appellent à une semaine d'action. Elles exigent notamment :
- Une réelle revalorisation des pensions.
- Un accès égal aux soins partout sur le territoire.
- Des moyens massifs pour l'hôpital public et le médico-social (embauches, réouverture de lits et de services).
- Une prise en charge à 100 % des soins par une Sécurité sociale gérée démocratiquement.