2 décembre : les raisons de la grève
Mis à jour le 21.11.25
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Gel des salaires, dégradation des conditions de travail, temps de travail, épuisement professionnel, injonctions hiérarchiques, réforme des retraites, moyens insuffisants… Les raisons de se mettre en grève ne manquent pas dans nos métiers.
Dis-moi quel est ton budget, je te dirai quelle société tu construis…
Le projet de budget 2026, discuté actuellement au parlement, est toujours injuste. La réduction des budgets de la culture, de la santé, de l’éducation, de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles… vont augmenter considérablement les inégalités dans notre société et conduire toujours plus de personnes dans la précarité. Les choix budgétaires définissent les contours de la société d’un pays, car ils définissent ce qui sera possible ou ne le sera pas. Ces choix sont particulièrement révélateurs au sein du ministère de l'Éducation nationale qui a en charge la scolarisation de plus de 12 millions d’élèves, citoyen·nes en devenir.
Investir dans l’éducation : un choix de société
Pour la FSU-SNUipp, il faut se saisir de la baisse démographique en rompant avec la logique des suppressions de postes pour enfin réduire les effectifs dans toutes les classes et sur tout le territoire. Cette baisse d’effectif est encore plus urgente dans le cadre de l’école inclusive, pour permettre à chaque élève d’avoir accès à l’école dans de bonnes conditions.
Il faut dans le même temps former, recruter et reconnaître les professionnel·les de l’inclusion, en particulier les AESH. L’école inclusive ne doit pas reposer sur la seule bonne volonté des personnels et sur des promesses, mais sur des moyens réels.
Il faut donner aux professionnels du temps pour concevoir l’École, se former, échanger, travailler sereinement. Cela passe par une reconnaissance du temps de travail des personnels, mais aussi par une réorganisation de ce temps, permettant de renforcer le collectif de travail.
Enfin, la reconnaissance du travail des personnels doit passer par une revalorisation salariale afin de rattraper les pertes subies depuis de trop nombreuses années, de revaloriser le travail et les missions accomplies auprès des élèves et de redonner de l’attractivité au métier.
C’est donc tout un choix de société que la FSU-SNUipp appelle à défendre dans la rue le 2 décembre.
Les budgets se discutent. Les droits se gagnent. Le 2 décembre, on les défend toutes et tous ensemble !
Raison n°1 : Stop à l’austérité

L’actualité récente ne remet pas en cause le projet de budget pour 2026. Celui-ci prévoit 43,8 milliards d’euros de coupes : un plan brutal qui frappe les salarié·es, les retraité·es et les chômeur·ses, alors que les plus riches et les multinationales continuent de bénéficier de 308 milliards de cadeaux fiscaux depuis 2017.
Raison n°2 : Défendre nos salaires et nos droits

2026 serait une « année blanche » : aucun rattrapage salarial, gel des retraites et des prestations sociales, nouvelle baisse de l’assurance chômage. Une nouvelle attaque contre le pouvoir d’achat.
Raison n°3 : Exiger plus de moyens pour l’école

Le budget 2026 pour l’éducation, c’est :
- une baisse de 1,4%, en tenant compte de l’inflation ;
- la suppression de 4000 postes.
Cela entraînerait :
- aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves ;
- aucune amélioration des conditions de travail et d’enseignement ;
- aucune revalorisation pour les enseignant·es ni pour les AESH.
Raison n°4 : Défendre l’école inclusive et les AESH

L’austérité sacrifie l’école inclusive :
- des AESH maintenu·es dans la précarité (temps incomplet, salaires au plus bas…) ;
- des milliers d’élèves en situation de handicap sans accompagnement suffisant ;
- des équipes pédagogiques mises en difficulté.
Raison n°5 : D’autres solutions existent

Pas d’alternatives à l’austérité ? Pourtant d’autres choix budgétaires existent :
- mise en place de la taxe Zucman (15 à 25 milliards d’€)
- suppression de certaines niches fiscales (17 à 19 milliards d’€)
- mise en place d’un impôt sur la fortune (10 à 15 milliards d’€)
- contrôle de l’utilisation des 211 milliards d’aides publiques aux entreprises
Toutes et tous en grève le 2 décembre #PourLEcoleUnVraiBudget !